Irish Famine and Canada – La migration irlandaise vers le Canada pendant la Grande Famine
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Irish social and economic decline after the Act of Union in 1800, a potato blight, and the ensuing spread of infectious disease created Ireland’s greatest human tragedy in its modern history. In 1841 the population of Ireland was just over eight million, by the late 1850s it was just over five million. At least one million Irish died and at least 1.5 million emigrated to Great Britain, the United States, Australia, and British North America. The Famine period, 1845-1852, marked the high-water mark of Irish migration to British North America. In 1847, alone, at least 110,000 Irish left Irish and British ports for Quebec (90,000), Saint John, (17,000), and Halifax (2,000). BNA ports became more desirable to ship owners and some landlords because fares were cheaper than to the United States, health standards upon disembarkation were looser or non-existent, and ports were less punitive financially about landing potentially sick passengers. Although there is a popular myth that America closed its ports, the evidence suggests that 119,000 Irish migrants landed in US ports in “Black ’47. It should be noted that in the United States the Famine migration marked the rapid increase in Irish immigration, whereas in Canada and the other British colonies, Irish migration rapidly dropped and paled in significance to the preferred destinations in the United States after 1847. Given the prominence of Irish migration to British North America prior to 1846, Famine migration did not significantly alter pre-Famine settlement patterns, except in a few cities like Hamilton and Toronto. In fact, many Famine migrants to Canada simply used the British colony as a way station on route to the United States. It should also be noted that although there were high numbers of Irish Catholics among the Famine refugees, there were also Irish Protestants. In Toronto, for example, approximately 20 per cent of the 1,124 Irish dead, in 1847, were Protestants. At Quebec, of the 700 Famine Orphans accommodated and placed in Canadian families, at least 100 were Protestant. The loss of life during the Famine migration was particularly shocking. Of the 110,000 who set out for British North America, some 20% either died at sea, in quarantine stations, at makeshift fever hospitals, or in their places of sojourn. The quarantine stations at Grosse Ile, near Quebec, and Partridge Island, in Saint John Harbour, were simply overwhelmed in 1847, and were unprepared for the huge numbers of migrants who suffered from typhus (“ships fever”), dysentery, and in some cases smallpox. At Partridge Island, 600 were buried on the island, and between 1845 and 1848 the death toll exceeded 2000 at New Brunswick’s principal quarantine station. At Grosse Ile, over 5,000 migrants died and were buried on the Island. Because the symptoms of typhus do not appear until after a week after one having been infected, suspected healthy migrants were allowed to move inland with disastrous results. Emigrant hospitals and hastily erected fever sheds in cities and towns in the interior of Canada soon became the foci of pestilence and death. Hundreds died at the Marine hospital in Quebec City; close to 6,000 were buried near the fever sheds at Point St. Charles at the western edge of Montreal; nearly 2,000 died and were buried in Kingston, and in Toronto, 1,124 of the over 38,000 migrants who landed there died before the end of January 1848. The loss of life and the powerful images of Black ’47 in Canada, left an indelible mark on the popular historical memory. Even though Irish migration to the region prior to 1846 had been robust, religiously mixed, catalytic in establishing civil, social, and ecclesiastical infrastructure, Canadians and the Irish themselves, would often read the Irish experiences in Canada through the lens of the Famine. For further information on both visit: www.nationalfamineway.ie |
En 1841, l’Irlande comptait un peu plus de huit millions d’habitants; à la fin des années 1850, elle n’en comptait plus que cinq millions. On estime qu’au moins un million d’Irlandais·e·s sont mort·e·s et que plus d’un million et demi ont émigré en Grande-Bretagne, aux États-Unis, en Australie et en Amérique du Nord britannique. La période de la Famine, de 1845 à 1852, a été le point culminant de l’émigration irlandaise vers l’Amérique du Nord. En 1847 seulement, au moins 110 000 Irlandais·e·s ont quitté les ports irlandais et britanniques pour le Québec (90 000), Saint-Jean (17 000) et Halifax (2 000). Les ports de l’Amérique du Nord britannique étaient alors plus attrayants pour les armateurs, ainsi que pour certains propriétaires, en raison des tarifs moins élevés qu’aux États-Unis, des normes sanitaires moins strictes (voire inexistantes) au moment du débarquement, et du fait que les ports étaient moins sévères, sur le plan financier, en ce qui concernait le débarquement de passagers susceptibles d’être malades. Bien qu’il existe un mythe répandu selon lequel l’Amérique aurait fermé ses ports, les données suggèrent que 119 000 migrant·e·s irlandais·e· ont accosté dans les ports américains durant la période surnommée « Black ’47 » (’47 Noire). Il convient de noter qu’aux États-Unis, la migration liée à la Famine a marqué une hausse rapide de l’immigration irlandaise, tandis qu’au Canada et dans les autres colonies britanniques, après 1847, la migration irlandaise a rapidement chuté et perdu de son importance par rapport aux destinations plus prisées situées aux États-Unis. Compte tenu de l’importance de l’immigration irlandaise en Amérique du Nord britannique avant 1846, exception faite de quelques villes comme Hamilton et Toronto, les migrations liées à la Famine n’ont pas eu d’impact majeur sur les configurations de peuplement. En fait, de nombreux·ses migrants de la Famine au Canada ont simplement fait une escale dans la colonie britannique en route vers les États-Unis. Par ailleurs, bien que les réfugié·e·s de la Famine comptaient un grand nombre d’Irlandais·es catholiques, on y trouvait aussi des Irlandais·es protestants. À Toronto, par exemple, environ 20 % des 1 124 Irlandais·es décédé·e·s en 1847 étaient de confession protestante. Dans la ville de Québec, sur les 700 orphelin·e·s de la Famine ayant été accueillis et placés dans des familles canadiennes, au moins 100 étaient protestant·e·s. La perte de vies humaines survenue lors de la migration de la Famine a été particulièrement choquante. Sur les 110 000 personnes parties pour l’Amérique du Nord britannique, environ 20 % sont mortes en mer, dans les stations de quarantaine, dans les hôpitaux de fortune ou sur leur lieu de séjour. Les stations de quarantaine de Grosse-Île, près de Québec, et de Partridge Island, dans le port de Saint-Jean, déjà débordées en 1847, n’étaient pas préparées à accueillir un si grand nombre de migrant·e·s souffrant du typhus (« fièvre des navires »), de la dysenterie et, dans certains cas, de la variole. À Partridge Island, 600 personnes ont été enterrées sur l’île et, entre 1845 et 1848, le nombre de décès a dépassé les 2 000 dans la principale station de quarantaine du Nouveau-Brunswick. À Grosse-Île, plus de 5 000 migrant·e·s sont décéde·e·s et ont été enterré·e·s sur l’île. Les symptômes du typhus n’apparaissant qu’une semaine après l’infection, les migrant·e·s soupçonné·e·s d’être en bonne santé ont été autorisé·e·s à se déplacer vers l’intérieur des terres, ce qui eut des conséquences désastreuses. Les hôpitaux pour émigrant·e·s et ce qu’on appelait des «sheds» (baraques), construits à la hâte dans les villes et villages canadiens, devinrent rapidement des foyers de peste et de mort. Des centaines de personnes ont péri à l’hôpital de la Marine à Québec; près de 6 000 individus ont été enterrés près des baraques de Pointe-Saint-Charles, dans le sud-ouest de Montréal; près de 2 000 personnes sont mortes et ont été enterrées à Kingston. À Toronto, avant la fin du mois de janvier 1848, 1 124 des plus de 38 000 migrant·e·s qui s’y étaient rendu·e·s avaient perdu la vie. Les pertes humaines et les images bouleversantes de ce sombre épisode ont laissé une trace indélébile dans la mémoire collective canadienne. Bien que jusqu’en 1846, la migration irlandaise dans la région ait été robuste, mixte sur le plan religieux et catalytique dans l’établissement d’infrastructures civiles, sociales et ecclésiastiques, les Canadiens comme les Irlandais interprétaient souvent l’expérience irlandaise au Canada à travers le prisme de la Famine. Pour plus d’information, visitez le www.nationalfamineway.ie |