D’où venez-vous? Pourquoi vos ancêtres ont-ils déménagé et pourquoi ont-ils choisi cet endroit particulier pour vivre ? Comment et quand sont-ils arrivés là ? Tant de questions mais trop peu de réponses. En 1825, James Skelly du comté de Westmeath se vit offrir une concession de terre dans la seigneurie du lac des Deux-Montagnes par le père Jackson de l’Ordre des Sulpiciens de Montréal. Comme beaucoup de ses compatriotes, Skelly et sa famille souffraient d’une grande pauvreté à cette époque en Irlande. Décidant de rester dans leur pays natal, les trois fils de Skelly acceptèrent la concession de terre et partirent pour une vie meilleure au Québec. Quelques années plus tôt, en 1823, William McManus quitta sa maison irlandaise du comté de Tipperary pour le Bas-Canada. Pour ces immigrants irlandais, traverser l’Atlantique était un voyage périlleux, une tragédie potentielle qui attendait de se produire chaque jour pendant ces sept longues semaines. Le navire est allé jusqu’à Québec et de là , ils ont dû trouver leur propre chemin vers l’ouest le long du fleuve Saint-Laurent. Les compagnies de bateaux à vapeur à destination de Montréal chargeaient leurs bateaux avec jusqu’à deux cents hommes, femmes et enfants et, à la fin de ce voyage d’une semaine, ils débarquaient à Lachine pour éviter les rapides et continuaient le reste du chemin à pied. Mais leur voyage ardu n’était pas encore terminé. Les frères Skelly et McManus devaient désormais trouver de la place sur un autre bateau à vapeur ou un grand radeau fluvial pour continuer leur voyage sur la rivière des Outaouais.
La journée était consacrée à voyager sur l’eau et la nuit, ils dormaient sur les rives de la rivière. Les frères Skelly débarquaient juste après ce qui est aujourd’hui Oka et faisaient le long voyage à pied vers le nord jusqu’à Saint-Columban. McManus aurait commencé sa marche de 30 km à St. Andrews, en direction des terres boisées vacantes derrière la seigneurie d’Argenteuil, qui deviendrait plus tard la ville de Gore. Les conditions des concessions de terres stipulaient souvent qu’au cours de la première année, un acre devait être défriché et une maison en rondins devait être construite. Une entreprise colossale avec seulement une hache. A tremendous undertaking with only an axe. La décision de quitter l’Irlande, de quitter sa famille et ses amis a dû être très difficile. Il est difficile d’imaginer se retrouver dans un pays étranger avec un paysage inconnu, un climat impitoyable et une faune redoutable. Comme tant d’Irlandais venus ici au 19e siècle, c’est une histoire que beaucoup d’entre nous partagent. Peut-être avez-vous une histoire ancestrale similaire. Votre histoire familiale, votre récit familial, « votre héritage ».
Les historiens examinent le passé d’un point de vue scientifique, en étudiant de nombreuses sources primaires et secondaires afin de reconstituer un récit historique. Il n’y a pas d’interprétation unique, le passé est vu sous de nombreux angles et perspectives différents. La période pendant laquelle les Skelly et les McManus ont immigré a été authentifiée par les historiens comme une période historique au cours de laquelle le climat politique, environnemental et économique a poussé de nombreux Irlandais à quitter leur foyer. L’histoire familiale apporte plus que de simples connaissances historiques, elle comble les petites fissures de l’histoire et nous donne un sentiment d’appartenance et d’identité. Connaître notre histoire nous fournit les informations nécessaires pour comprendre d’où nous venons. Il est responsable de la façon dont nous sommes devenus, il fait partie de qui et de ce que nous sommes et peut déterminer ce que nous deviendrons. Votre patrimoine est votre histoire. Les souvenirs, les traditions et les valeurs transmis de génération en génération sont des dons uniques de connaissances qui constituent votre héritage. Les histoires personnelles de nos ancêtres nous permettent de découvrir à quoi ressemblait la vie pour eux, leur famille et leur communauté. Comprendre le passé est souvent difficile lorsque l’on applique notre mode de vie moderne à ceux qui ont vécu plus de 100 ans avant nous. La généalogie familiale et les tests génétiques sont devenus extrêmement populaires au cours des 20 dernières années. Connaître son patrimoine aide à mieux se comprendre et donne un sentiment d’appartenance, d’appartenance et, plus important encore, une identité. Les généalogistes, armés d’objets, de journaux, d’actes et de photographies, nous aident à comprendre ce que les familles ancestrales ont fait et pourquoi. L’histoire familiale permet de suivre les mouvements et les actions des gens, ce qui aide les historiens à compléter les petits détails d’un moment historique. Pourquoi avons-nous besoin de connaître le passé ? En apprenant les histoires derrière les noms et les dates, nous apprenons une histoire personnelle et expliquons comment les gens ordinaires ont vécu à des moments historiques.
Le patrimoine peut être constitué de récits, d’objets ou de sites personnels, appartenant à un individu, à une famille ou à une communauté. Les identifier confirme notre sentiment de connexion à notre passé. 145 / 5,000 Tom Morton décrit le patrimoine comme un héritage, un passé qui nous est légué et nous nous sentons obligés de le préserver pour nos générations futures. Le nouveau Réseau canadien de préservation de la migration irlandaise a été créé pour rechercher et promouvoir le patrimoine irlandais au Canada et pour créer un réseau dynamique de groupes et d’individus ayant des objectifs similaires. Le RCPMI est ravi de partager des histoires, des projets, des photos et de la musique, etc., de notre patrimoine irlandais et souhaite rechercher, enregistrer et préserver ces contributions pour les générations futures. L’un des principaux objectifs du RCPMI est la préservation et la protection des cimetières et des lieux de sépulture irlandais. Les cimetières sont des livres d’histoire vivante, des sources primaires de la vie d’une personne, d’une famille ou d’une communauté du passé. L’un des principaux projets de restauration en ce moment est celui du cimetière Saint-Colomban dans la région de Mirabel. Grâce à des subventions et à des collectes de fonds, le RCPMI espère réparer les pierres tombales existantes, consigner et préserver les noms et les récits de ceux qui y sont enterrés, localiser la tombe la plus ancienne et créer une carte interactive de la région. Nous espérons que ce projet deviendra un modèle pour la restauration d’autres cimetières irlandais. Les mots nous relient à notre histoire, à nos ancêtres et à notre identité. Nous devons valoriser notre héritage et le transmettre aux générations futures en y attachant un peu de nous-mêmes.
Pour en savoir plus sur les frères Skelly et William McManus, veuillez consulter leurs histoires sur leurs entrées de blog. Nous aimerions connaître votre histoire ancestrale.
